Kant pour les débutants : comprendre la morale kantienne sans jargon

Explorez la morale kantienne sans jargon. Apprivoisez la pensée de Kant et ses principaux concepts expliqués dans cet article de vulgarisation.

Publié le
12/1/26
No items found.
No items found.

Quand on découvre la pensée de Kant, sa philosophie morale semble obscure. En effet, on compare souvent sa réflexion, notamment la morale kantienne, à un territoire difficile d’accès, aride. Son nom évoque des concepts complexes, des formules abstraites et une exigence intellectuelle intimidante. Pourtant, si on s’intéresse à son projet global, on se rend compte que celui-ci est d’une grande clarté.

Kant cherche à répondre à une question simple : comment savoir si ce que je fais est réellement moral ? Non pas moral au sens où mes parents me l’ont appris, ou parce que « tout le monde fait comme ça », mais moral selon une règle qui vaudrait pour n’importe qui, dans n’importe quelle circonstance.

D’ailleurs, malgré sa réputation de complexité, la morale kantienne suscite encore aujourd’hui beaucoup d’intérêt. Pourquoi ? Parce qu’elle répond précisément à des questions que chacun se pose un jour : comment agir de manière juste ? Pourquoi respecter autrui, même lorsque cela ne sert pas mes intérêts ? Faut-il juger une action uniquement selon ses résultats ou tenir compte de l’intention de départ ?

La réponse de Kant est exigeante, mais se révèle très libératrice : être moral, c’est décider par soi-même, en s’appuyant sur la raison, plutôt que sur nos impulsions, sur nos craintes ou sur l’opinion générale. La morale n’est donc pas un catalogue d’interdictions. Elle devient une manière d’assumer ses choix de façon responsable.

Le projet de cet article est d’offrir une première approche à ceux qui souhaitent apprivoiser la pensée kantienne. En effet, avant d’entrer dans le vif du sujet et de se plonger dans la lecture de ses œuvres, rien de tel pour mieux comprendre ses concepts que de découvrir qui était Kant et pourquoi il a voulu refonder entièrement la morale.

Notre objectif est simple : expliquer sa démarche, étape par étape, sans vocabulaire complexe, en nous appuyant sur des exemples concrets, afin que chacun puisse se faire une idée juste de ce que recouvre la fameuse « morale kantienne ».

Qui est Kant ? Le philosophe derrière la morale kantienne

Avant d’entrer dans sa théorie morale, il faut s’intéresser au contexte, à l’époque dans laquelle Kant s’inscrit. Emmanuel Kant (1724-1804) vit au XVIIIᵉ siècle, moment central du mouvement des Lumières. Partout en Europe, les philosophes, qu’il s’agisse de Voltaire, Rousseau ou Diderot, défendent l’idée que l’être humain peut penser par lui-même et ne doit plus accepter aveuglément les règles imposées par la coutume, la politique ou la religion.

Kant passe l’intégralité de sa vie à Königsberg, où il enseigne, écrit, et mène une vie si bien réglée que les habitants plaisantaient en disant qu’on pouvait régler sa montre sur l’heure de sa promenade. Mais derrière ce quotidien parfaitement ordonné, il poursuit un projet immense : comprendre la pensée humaine, ce qui l’amène à s’interroger sur comment définir la moralité d’une action.

Johann Gottlieb Becker, Immanuel Kant, 1768

Le contexte intellectuel : un penseur des Lumières

À son époque, la religion et la tradition influencent encore largement ce que l’on considère comme moral. Beaucoup d’actes sont déclarés « bons » simplement parce qu’ils sont conformes à des usages anciens. Les Lumières contestent cet héritage : pour elles, la loi morale doit se fonder sur des choix rationnels, accessibles à tout homme, indépendamment de ses mœurs ou de la religion.

Kant partage pleinement cette idée. Il cherche à fonder la morale sur des principes que tout être humain peut comprendre grâce à sa raison.

Envie de comprendre le monde ? Découvrez les conférences du Collège des Bernardins !

Quels sont les enjeux de son œuvre ? Refonder la morale

Kant part d’un constat simple : si chacun définit les actions justes ou injustes selon ses émotions, ses intérêts ou son bon vouloir, alors aucune règle morale stable ne peut exister. Les sentiments changent, les situations aussi, et les intérêts sont souvent contradictoires.

Dès lors, une question essentielle se pose : comment établir une règle morale valable pour tous ?

C’est en cherchant une réponse à cette question qu’il avance une idée audacieuse : ce qui compte avant tout, ce n’est pas le résultat obtenu, mais la « volonté bonne », c’est-à-dire l’intention à l’origine de l’action, la volonté de faire son devoir et rien d’autre. C’est cette idée qui est au cœur de sa conception de la moralité. Selon Kant, un acte ne s’avère moral que si une personne le réalise par devoir, et non conformément au devoir, ou parce qu'il lui rapporte quelque chose.

Pourquoi Kant veut fonder une “philosophie morale” rationnelle ?

Quand Kant s’intéresse à la morale, il ne souhaite pas simplement ajouter une théorie de plus à la longue liste des pensées déjà existantes. Il constate un vrai problème (que nous avons exposé en donnant plus haut la définition communément acceptée de la morale): chacun a sa manière de définir les notions de Bien et de Mal, et ces définitions changent selon les cultures, les époques, l’éducation ou même... l’humeur du jour. Or, comment parler de morale si elle varie en fonction de ce que chacun ressent à tel ou tel moment ?

Pour Kant, cette manière de penser est trop précaire. Si je tiens une action pour « bonne » simplement parce qu’elle me procure un certain confort intérieur, rien n’empêche autrui d’affirmer l’inverse avec une même légitimité. Il devient alors nécessaire de se référer à un principe plus ferme, à une norme qui dépasse nos humeurs fluctuantes et nos intérêts particuliers.

Pour mieux comprendre l’ensemble de sa réflexion, commençons déjà par définir la morale. On définit la morale le plus souvent comme l’ensemble des règles de conduite considérées par un groupe comme essentielles pour vivre en société. Ces règles permettent de définir le Bien et le Mal, et de juger les actions de chacun à partir de cette loi commune. Mais, la morale fait plus encore, elle établit une norme, elle indique comment agir. Elle dicte ce que chaque membre d’un groupe a le droit de faire ou de ne pas faire, et plus encore comment chacun doit se comporter.

Toutefois, l’établissement de ces règles pose un problème si l’on réfléchit au concept de la morale. En effet, les règles morales sont toujours présentées comme universelles, comme valables partout et à n’importe quelle époque. Or, en se référant à l’évolution des règles morales, on se rend compte que celles-ci sont relatives en fonction des époques. De même, si l’on s’intéresse à l’actualité, il est aisé de s'apercevoir que les règles morales varient selon les régions du monde.

C’est justement cette relativité de la morale que Kant remet en cause. Et c'est ce qui motive son projet de trouver les fondements universels de la morale.

Le problème des morales fondées sur les sentiments ou les conséquences

Pour réaliser son projet, Kant passe en revue tous les éléments qui servent à fonder la morale de nos sociétés. Il dénonce ainsi les morales fondées sur les sentiments et les conséquences.

Pour mieux comprendre sa démarche, voici un exemple :

Imaginez que quelqu’un aide un ami seulement parce qu’il se sent coupable, ou parce qu’il espère un retour plus tard. Ce geste paraît gentil au premier abord, mais est-il vraiment moral ? Pour Kant, non : dans ce cas, la personne agit pour satisfaire une émotion ou obtenir un bénéfice, pas par sens du devoir.

Même chose pour les morales fondées sur les conséquences. Si on juge une action uniquement à partir de l’effet qu’elle produit, on peut se retrouver à justifier presque n’importe quoi tant que le résultat semble « positif ». Or, les conséquences dépendent souvent du hasard : on peut vouloir faire le bien et échouer, ou vouloir profiter et réussir. Kant trouve cette logique injuste.

La nécessité d’une morale universelle et cohérente

Kant veut donc construire une morale indépendante des circonstances. Une morale qui ne change pas d’un individu à l’autre. Une morale qui soit valable pour tout être humain doué de raison. Ce n’est pas une morale « froide », comme certains de ses critiques l’ont assuré, mais une morale qui prend chacun au sérieux : elle suppose qu’on est capable de réfléchir, de décider, et d’assumer ses choix.

La raison, pour lui, permet d’identifier ce qui peut être universalisé : une règle morale doit pouvoir s’appliquer à tous, sans exception. Si une règle ne fonctionne que lorsqu’elle m’arrange, elle ne mérite pas le nom de « règle ».

La « volonté bonne » : le cœur de la morale kantienne

L’idée la plus simple à retenir de Kant est celle de la bonne volonté. Une action n’est morale que si elle est faite par devoir, parce que l’on estime que c’est la chose juste à faire, qu’elle est conforme aux principes moraux, et non parce qu’on en attend un avantage.

Un exemple :

Vous promettez quelque chose à quelqu’un. Vous tenez votre promesse non pas parce que vous avez peur d’être mal vu si vous refusez, mais parce que vous pensez que tenir une promesse est une règle que tout être humain devrait respecter. C’est ça, agir par devoir : faire ce qu’on estime juste en soi, pas ce qui nous arrange. Faire preuve d’« intention bonne », c’est agir sans autre motivation que celle de répondre à l’impérative nécessité morale.

Envie d'approfondir ses connaissances en philosophie morale ? Découvrez le cours de philosophie morale du Campus des Bernardins.

Comprendre l’impératif catégorique (sans jargon) : la règle centrale de Kant

C’est ici que tout se joue : l’impératif catégorique. Le nom peut paraître compliqué, mais l’idée est en réalité très intuitive. Kant cherche une règle simple qui nous permette de décider si une action est moralement acceptable ou non. Cette règle doit fonctionner dans toutes les situations, pour toutes les personnes.

L’impératif catégorique est cette règle. C’est un test, une sorte de filtre moral. Il existe plusieurs manières de le formuler, mais elles disent toutes la même chose.

Impératif hypothétique vs impératif catégorique

Kant distingue deux types de règles :

Les impératifs hypothétiques : ceux-là dépendent d’un but.

  • « Si vous voulez réussir votre contrôle, révisez. »
  • « Si vous voulez être en forme, faites du sport. »

Ces règles ne valent que si vous voulez vraiment le résultat.

L’impératif catégorique : celui-là ne dépend de rien. C’est une règle qui vaut quelles que soient vos envies, votre humeur ou votre situation.

  • « Vous devez dire la vérité. »
  • « Vous devez respecter les autres. »

Il est catégorique parce qu’il ne laisse pas d’exception.

La première formulation : l’universalisation

C’est sans doute la version la plus connue :

« Agis uniquement d’après la maxime qui fait que tu puisses vouloir en même temps qu'elle devienne une loi universelle. » (Fondements de la métaphysique des mœurs)

En plus simple :

Avant d’agir, demandez-vous si vous pourriez vouloir que tout le monde fasse la même chose, tout le temps.

Si la réponse est non, on peut en conclure que votre action n’est pas morale.

Exemples concrets

  • Mentir pour se faciliter la vie : si tout le monde mentait dès que cela l’arrange, plus personne ne pourrait faire confiance à personne. La confiance disparaîtrait complètement. Le mensonge ne peut donc pas devenir une règle valable pour tous.
  • Tricher « juste une fois » : si chacun trichait dès qu’il est confronté à une épreuve difficile, les examens n’auraient plus aucune valeur. La triche détruit le sens même de la règle qu’elle enfreint.

La deuxième formulation : le respect inconditionnel de l’autre

Kant propose aussi une autre manière de comprendre la morale. Il rappelle une règle simple mais exigeante : il ne faut jamais utiliser les autres uniquement pour son propre intérêt.

Cette règle implique qu’on ne doit jamais considérer quelqu’un comme un objet dont on se sert pour arriver à ses propres fins. Mentir, manipuler, profiter de quelqu’un, exploiter sa faiblesse : tout cela revient à nier la valeur de la personne. Or, chacun a une valeur qui mérite d’être respectée, et personne ne devrait être traité « seulement comme un moyen, mais toujours aussi comme une fin ».

La troisième formulation : l’autonomie morale

Enfin, Kant insiste sur un point très important : être moral ne consiste pas à obéir aveuglément à des règles imposées de l’extérieur.

Être moral, c’est être capable de se fixer soi-même des règles que l’on juge justes et raisonnables. La vraie liberté ne consiste donc pas à faire tout ce qui nous plaît, mais à nous comporter selon des principes que l’on peut pleinement assumer.

Statue d'Emmanuel Kant à Kaliningrad

Comment mettre en pratique la morale de Kant au quotidien ?

On pourrait croire que la morale de Kant reste très théorique, difficile à appliquer dans la vraie vie. Pourtant, elle aide à réfléchir sur des situations très courantes. Son objectif n’est pas de compliquer nos choix, mais de nous inciter à nous interroger sur ce qui motive nos actes.

Kant face aux choix du quotidien

Voici quelques dilemmes auxquels chacun peut être confronté.

Mentir pour éviter un conflit

On se dit parfois qu’« arranger la vérité » permet d’éviter un conflit et d’épargner quelqu’un.

Mais si l’on applique le test kantien :

« Est-ce que j’accepterais que tout le monde fasse pareil ? »

La réponse est : évidemment non. Car si tout le monde mentait pour se faciliter la vie, plus personne ne ferait confiance à personne.

Le mensonge n’est donc pas moral.

Copier pendant un contrôle

On se dit parfois : « Ce n’est qu’une fois, et tout le monde le fait. »

Mais pour Kant, cette justification n’a aucun sens.

Une règle universelle du type « on peut copier quand c’est difficile » trouverait immédiatement sa contradiction : les examens ne voudraient plus rien dire. Ils n’auraient plus aucune utilité.

Donc tricher n’est pas moral.

Promettre sans intention réelle de tenir

Une promesse n’a de sens que si elle est sincère.

Imaginer un monde où tout le monde promet sans intention de respecter sa parole montre bien l’absurdité de la chose : les promesses cesseraient d’avoir la moindre valeur.

C’est pourquoi, pour Kant, promettre implique de s’engager réellement.

La morale kantienne et le collectif

On réduit parfois Kant à une morale individuelle. Pourtant, son exigence de respect inconditionnel a nourri des réflexions politiques majeures : droits humains, égalité de traitement, lutte contre les discriminations.

Dire que chaque être humain est une fin en soi, c’est affirmer :

  • qu’on ne peut pas manipuler quelqu’un « pour son bien »
  • qu’on ne peut pas sacrifier certains au profit du confort collectif
  • qu’on ne peut pas justifier une injustice par l’efficacité.

Cette idée reste décisive dans des débats contemporains comme l’usage de l’intelligence artificielle, la protection des personnes vulnérables ou les dilemmes bioéthiques.

Critiques de la morale kantienne

Aucune philosophie n’est parfaite. Kant a été critiqué pour la rigidité apparente de sa morale.

En effet, à la question : faut-il dire la vérité même si une telle attitude implique de mettre quelqu’un en danger ? Kant répond qu’il le faut, car mentir reste un mensonge. Or, beaucoup estiment cette position trop inflexible. Sa philosophie morale refuse ainsi de tenir compte des conséquences alors que, dans la vie réelle, elles comptent évidemment.

Parmi ses détracteurs, Hegel lui reproche une éthique sublime, mais aride. Un ascétisme qui interdit à l’homme de poursuivre son bonheur individuel.

Malgré ces critiques, la morale kantienne se révèle très utile, puisqu’elle nous oblige à examiner la cohérence de nos décisions, plutôt qu’à céder à la facilité.

Passionné de philosophie ? Découvrez les cours en ligne d'histoire de la philosophie sur le Campus des Bernardins.

Morale kantienne vs autres philosophies morales : repères pour débutants

Comparer la morale de Kant à la réflexion d’autres philosophes sur le sujet met en lumière différents aspects de la morale.

Kant vs utilitarisme

L’utilitarisme, représenté par Bentham et Mill, considère qu’une action est morale si elle procure le bonheur au plus grand nombre. Tout dépend donc du résultat. définit l’action morale comme celle qui permet d’atteindre le bonheur. Tout se joue dans les conséquences.

Ainsi, pour :

  • l’Utilitarisme : l’essentiel pour définir un acte moral est le résultat.
  • Kant : seul est moral un acte dont l’intention est morale et qui respecte une règle cohérente.

Exemple :

  • Mentir pour éviter un drame peut être moral pour un utilitariste.
  • Pour Kant, cela reste immoral.

Kant vs philosophie morale antique (Aristote)

Aristote voit la morale comme un travail sur soi : on devient juste en s’exerçant à être courageux, tempéré, généreux. La vertu vise l’épanouissement.

Kant, lui, ne fait pas de la quête du bonheur le cœur de la morale. Ce qu’il prône : une action juste, morale, quand bien même elle s’avère difficile, inconfortable, voire coûteuse.

On peut résumer ainsi le positionnement des deux philosophes sur la morale. Pour :

  • Aristote : cultiver des vertus pour vivre pleinement.
  • Kant : agir par devoir, même si cela ne nous arrange pas.

Kant aujourd’hui : pourquoi sa pensée reste utile

Même si certaines idées de Kant semblent strictes, sa morale influence encore nos institutions et nos débats actuels. Ainsi, la notion de dignité humaine lui doit beaucoup. En effet, cette idée voit le jour avec Kant qui reconnaît que la valeur propre de chaque être humain est indépendante de sa position sociale et de sa fortune.

Cette idée empêche de tomber dans le relativisme : la dignité est la même pour tous, sans exception.

Dans une société où les décisions se prennent souvent en tenant compte de la performance, de la rentabilité ou de la popularité, la pensée de Kant rappelle une règle essentielle : le respect des individus n’est pas négociable.

Conclusion : La morale kantienne en 5 idées simples

Quand on met de côté son apparente complexité, la morale de Kant se révèle étonnamment accessible. Il nous invite à motiver nos actions en faisant fi de notre intérêt, mais en vérifiant que celles-ci puissent valoir pour tout un chacun.

Voici l’essentiel à retenir de sa réflexion sur la morale :

  1. Nos décisions devraient être guidées par la raison, non par nos impulsions.
  2. La valeur morale d’une action dépend de l’intention, non du résultat.
  3. L’universalité de la morale s’avère centrale : une règle doit pouvoir valoir pour chacun.
  4. Chaque être humain doit être une fin en soi, jamais un moyen.
  5. La liberté morale, c’est l’autonomie : il incombe à chacun d’entre nous de se donner des principes cohérents à soi-même et de les assumer.

En fin de compte, Kant n’essaie pas de compliquer la morale. Il se montre essentiellement rigoureux et c’est le devoir moral qui est exigeant. Il cherche à nous rendre capables d’agir avec cohérence et respect, c’est-à-dire comme des êtres humains dignes de confiance. Peut-être est-ce pour cela que, plus de deux siècles après sa mort, sa pensée continue d’éclairer nos questionnements et dilemmes du quotidien.

Découvrez les cours de philosophie du Collège des Bernardins, sur place ou en ligne !

No items found.
Pourquoi Kant veut-il repenser la morale ?

Parce qu’il estime que si chacun suit ses émotions ou ses habitudes, personne ne peut s’accorder sur ce qui est vraiment juste. Il cherche donc une morale qui puisse valoir pour tout le monde. C'est ainsi que naît la « morale kantienne ».

Qu’est-ce qu’une action morale pour Kant ?

C’est une action accomplie parce qu’on pense qu’elle est juste, et non pour gagner quelque chose ou éviter une difficulté.

À quoi sert l’impératif catégorique ?

C’est un principe qui aide à savoir si une action est morale : il suffit de se demander si l’on voudrait que tout le monde fasse la même chose dans la même situation.

Pourquoi le respect des autres est-il essentiel chez Kant ?

Parce qu’il considère que chaque personne a une valeur que rien ne doit remettre en cause. On ne doit donc jamais se servir des autres uniquement pour son propre intérêt.

En quoi la pensée de Kant est-elle encore importante aujourd’hui ?

Elle rappelle que nos choix doivent être cohérents et respecter la dignité de chacun, un principe essentiel dans la vie sociale, la justice ou les débats actuels.

Saviez-vous que près de la moitié des ressources du Collège des Bernardins provient de vos dons ?

Les Bernardins sont une association à but non lucratif qui vit grâce à la générosité de chacun d'entre vous. Votre don soutient notre vocation : promouvoir un dialogue fécond au sein de notre société. Je donne