Intervenant

Grégory Quenet

Historien de l’environnement, professeur des universités, Université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (Paris-Saclay); titulaire de la chaire, Laudato si'. Pour une nouvelle exploration de la terre, du Collège des Bernardins.

Biographie

Moderniste de formation et ancien élève de Daniel Roche professeur au Collège de France, agrégé d’histoire et membre honoraire de l’Institut universitaire de France, Grégory Quenet a dirigé plusieurs programmes de recherche et publié de nombreux travaux de référence toujours profondément originaux.

Grégory Quenet est un des pionniers de l’histoire environnementale et des humanités environnementales en France. Depuis 2012, il est le premier et encore le seul professeur en histoire de l’environnement en France, à l’Université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (Paris-Saclay). Il a créé les premiers enseignements dans le domaine à Sciences Po Paris en 2009 à la demande de Bruno Latour, puis à l’Université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (paris-Saclay), à l’université de Lausanne et à la Sorbonne Abu Dhabi. Fondateur du portail français des humanités environnementales, il a organisé le 8e Congrès de la European Society for Environmental History à Versailles en 2015. 

Ses approches l’ont porté à des collaborations multiples, entre passé, présent et futur, entre sciences sociales et sciences de la nature. Durant sa thèse, il a travaillé étroitement avec les sismologues spécialistes du dimensionnement des centrales nucléaires. Il a été membre du Comité français du patrimoine mondial et expert pour le marae de Taputapuatea, classé au patrimoine mondial de l’Unesco dès sa première candidature. Au sein de l’université Paris Saclay, il s’est nourri des travaux des climatologues et des écologues. Il a été auditeur de la 13e promotion de l’Institut des Hautes Etudes de l’Entreprise (IHEE). Ces dernières années, c’est avec les artistes qu’il a développé des collaborations étroites, notamment avec Laurent Grasso, servant de conseiller scientifique pour plusieurs réalisations.

Travaux de recherche et publications individuelles

Son travail en cours porte sur le nouveau sens de la globalité installé par les transformations environnementales et climatiques, saisi à partir des îles paradisiaques à travers l’histoire. Il se conjugue avec un autre projet d’écriture, un texte théorique et historiographique sur ce que l’environnement fait à l’histoire, l’Anthropocène et les régimes d’historicité de la nature.

En 2005, L’histoire des tremblements de terre en France aux XVIIe et XVIIIe siècles, éditions Champ Vallon, a reçu le Prix Louis Castex de l’Académie française. C’est une des premières monographies entièrement consacrées à une catastrophe naturelle.

En 2014, Qu’est-ce que l’histoire environnementale ? éditions Champ Vallon, est la première histoire intellectuelle de l’histoire environnementale et elle a été suivie d’un petit manuel collectif. 

En 2016, il a reçu le prix littéraire François Sommer pour Versailles, histoire naturelle, publié aux éditions La Découverte. Il s’est ainsi attaqué à un des grands objets de l’histoire française, le château de Versailles, en montrant comment il était possible de l’écologiser et de raconter une histoire totalement différente.

Formation

  • 2012-2013 : Auditeur de la XIIIe promotion de l’Institut des Hautes Etudes de l’Entreprise (IHEE)
  • 2011 : Habilitation à Diriger des Recherches à l’Université Paris 8 – Saint-Denis-Vincennes, garant Philippe Minard
  • 2001 : Doctorat sur « Les tremblements de terre en France aux XVIIe et XVIIIe siècles », Université Paris I – Sorbonne (sous la direction de Daniel Roche, Collège de France)
  • 1994 : Agrégation d’histoire

Projets de recherche achevés (direction) 

  • 2013-2016 : Responsable du projet ANR NAT-CAT, Les changements environnementaux et leurs catégories d’analyse, en partenariat avec LABTOP (Paris 8) et PHICO (Paris 1). 
  • 2012-2015 : Convention de collaboration pour un doctorat sur la Vulnérabilité des sociétés du passé face aux tremblements de terre, Electricité de France.
  • 2012-2013 : Convention avec le Ministère de l’environnement Humanités environnementales et adaptation aux changements climatiques et environnementaux. 
  • 2012 : Programme Narratives of change, en collaboration avec l’UNESCO (Equipe « Dimension sociale des changements environnementaux mondiaux ») et le Ministère de l’environnement (Direction de la biodiversité).
  • 2008-2011 : Responsable projet ANR « Jeunes chercheurs » KINDUNOS, 2008-20111, L’histoire environnementale confrontées aux catastrophes naturelles et aux risques
  • 2009-2010 : Co-responsable de projet Vers un langage commun pour les Politiques de la Terre, Bruno Latour, Sciences Po et Ministère de l’environnement.
  • 2009-2010 : Responsable Catastrophes naturelles et bases de données d’aléas historique. Etat de l’art et nouvelles perspectives (Post-doc. Jean-Baptiste Fressoz). R2DS.
  • 1995-2009 : Études de cas et expertises en sismicité historique, Institut de Radio-Protection et de Sûreté Nucléaire (IRSN). 

Livres collectifs et édités

  • William CRONON, Nature et récits. Essais d’histoire environnementale, présenté par Grégory Quenet, Editions Dehors, 2016, 285 p.
  • Avec Jean-Baptiste FRESSOZ, Frédéric GRABER, Fabien LOCHER, Introduction à l’histoire environnementale, Repères La Découverte, 2014, 128 p. 
  • Richard GROVE. Les îles du Paradis. Présenté par Grégory Quenet, La Découverte, 2013, 138 p.

Publications dans des revues à comité de lecture

  • À paraître, À la recherche du paysage : ruines, fantômes, traces, Hypothèses 2018. 
  • 2020, Jan SYNOWIECKI, Ce que conserver veut dire. Praxis et historicité de la nature. 1770-1810, Annales historiques de la Révolution française, n° 1, p. 1-26. 
  • 2020, Laurent BRASSART, Julien VINCENT, Révolution et environnement : état des savoirs et enjeux historiographiques, Annales historiques de la Révolution française, n° 1, p. 1-16.
  • 2017, L’Anthropocène et le temps des historiens, Annales. Histoire, sciences sociales, 2017/2, p. 267-301.
  • 2016, Guillaume Blanc, Les études éthiopiennes et l’environnement, Études rurales, janvier-juin 2016, p. 9-24. 
  • 2014, Construire l’histoire environnementale. (Se) raconter d’autres histoires, CERISCOPE Environnement, 2014, [en ligne], consulté le 22/01/2015.
  • 2009, Fabien LOCHER, L’histoire environnementale : origines, enjeux et perspectives d’un nouveau chantier, Revue d’histoire moderne et contemporaine, 56-4, octobre-décembre, p. 7-37. Publication dans la version anglaise de la RHMC, « Environmental History: The Origins, Stakes, and Perspectives of a New Site for Research”.
  • 2009, Fléaux de Dieu ou catastrophes naturelles ? Les tremblements de terre à l’époque moderne,Terrain, 54, mars 2010, p. 10-25.
  • 2005, Le désastre de Lisbonne, un séisme philosophique ou une catastrophe naturelle?, dans The Lisbon earthquake of 1755. Representations and reactions, edited by Theodore E.D. BRAUN and John B. RADNER, Studies on Voltaire and the Eighteenth Century, 2005, n° 2, p. 127-145.
  • 2004, [1er auteur], David BAUMONT, Oona SCOTTI, Agnès LEVRET, The August 14th, 1708 Manosque, France earthquake : New constraints on the damage area from in-depth historical studies, Annals of geophysics, 2004, n° 47, p. 583-597.
  • 2004, Oona SCOTTI [1er auteur], David BAUMONT, Agnès LEVRET, The French Macroseismic Database SISFRANCE - Objectives, Results and Perspectives, Annals of geophysics, 2004, n° 47, 571-582.