
Peut-on encore juger avec sagesse ?
Tarif plein : 10€
Tarif réduit : 5€
Tarif soutien : 25€
Conférence suivie d'une séance de dédicaces

Qu’est-ce qu’une justice vraiment humaine ? Entre droit positif, sagesse biblique et discernement philosophique, un débat avec François Molins, ancien Procureur général, Olivier Leurent, magistrat, et Emanuelle Pastore, bibliste.
Ils seront présents :
- François Molins, ancien Procureur général, parrain du cycle sur les vertus cardinales
- Olivier Leurent, magistrat français, ancien directeur de l’École nationale de la magistrature
- Emanuelle Pastore, docteure en théologie biblique, professeure à l’ICP et au Collège des Bernardins
L’autorité judiciaire française rend la justice au nom de la loi, dans le cadre posé par l’article 1 de la Constitution : « la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale ». Juger consiste alors à qualifier les faits, à discerner les responsabilités et à appliquer des peines prévues par le droit positif, de manière impartiale. Mais cette stricte légalité suffit-elle à fonder une justice véritablement humaine ? La sagesse du juge ne se joue-t-elle pas précisément dans cet espace fragile entre la règle écrite et l’intelligence des situations singulières ?
Les Écritures saintes offrent des figures de jugement où la sagesse apparaît comme une vertu pratique, orientée vers le vrai et le juste, et confiée à un tiers : Salomon discernant au-delà des apparences, Daniel révélant l’innocence de Suzanne par la finesse de son interrogation. Ces récits posent une question décisive pour aujourd’hui : Y a-t-il, à la source de toute justice humaine, une référence plus haute que la seule norme positive ?
La Bible va jusqu’à définir Dieu lui-même comme le juste juge : « Il jugera le monde avec justice, et les peuples avec droiture » (Psaume 9,9). Comme l’institution judiciaire, Dieu se présente comme un juge impartial, un tiers qui interrompt et régule la loi du plus fort au nom de la justice. Ce jugement divin n’abolit pourtant jamais la dignité du pécheur et ouvre toujours la possibilité de la conversion et du pardon. Cette conception de la justice rejoint, là encore, l’institution judiciaire française, à travers la présomption d’innocence, et la dignité inviolable du condamné, quels que soient ses actes. Comment chacun peut-il ainsi se laisser interpeller dans l’exercice de son jugement, pour faire preuve de discernement et ne pas enfermer la personne dans ses actes ?
Cette conférence s'inscrit dans un cycle sur les vertus cardinales au Collège des Bernardins pour l’année 2025-2026, en partenariat avec l’Institut Catholique de Vendée (ICES), parrainé par François Molins, ancien Procureur général.
Date des prochaines conférences : 2 juin (prudence)
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