
La dette, une notion théologique ou financière ?
Tarif plein : 10€
Tarif réduit : 5€
Tarif soutien : 25€
Alors que l'on parle beaucoup de dette économique ou écologique, les Bernardins vous invitent à revisiter la notion de dette, à l’aune de la relation qu’elle instaure, et à explorer la notion de dette en théologie. Comment permettre à l’homme de rester debout, malgré ce qu’il doit ?
Avec :
- Éric Morin, prêtre et théologien, directeur de l'Ecole Cathédrale du Collège des Bernardins
- Éric Hazan, fondateur du fonds à impact Anabelle Capital
Animation par Édouard Girard, professeur au Collège des Bernardins
La notion de dette se donne immédiatement à l’esprit sur sa modalité la plus courante : la dette financière, réduite à une simple ligne comptable. Mais avant d’être un montant, la dette est une relation : elle dit à qui l’on doit, ce que l’on doit, et ce qu’implique le fait d’être débiteur. Dans l’univers du capital-risque, elle peut créer un lien de confiance et d’espérance, mais aussi de dépendance — parfois de domination, quand l’avenir d’un acteur se retrouve suspendu à la décision d’un autre. La sagesse biblique, elle, est radicale : « Le riche domine le pauvre, et l’emprunteur est l’esclave du prêteur » (Pr 22,7). Autrement dit, la dette révèle un déséquilibre relationnel, qui peut aller jusqu’à la servitude.
Lorsqu’elle ferme l’avenir, la dette commence à écraser l’homme : surendettement, asphyxie économique, perte de liberté d’un côté ; culpabilité, impossibilité de se relever seul de l’autre.
C’est là que la question du rachat et de la remise de dette devient décisive : est-ce un calcul économique, ou un geste anthropologique — une manière de permettre à l’homme de rester debout malgré ce qu’il doit ?
En finance, restructurer, racheter, accepter une perte, c’est parfois la lucidité nécessaire pour sauver un acteur, ou un écosystème. Dans la Bible, la remise des dettes, prescrite tous les 50 ans lors des Jubilés, est la conséquence économique concrète de l’expérience de la miséricorde divine, qui seule permet à l’homme de se relever : « Remets-nous nos dettes, comme nous remettons à nos débiteurs » (Mt. 6,12).
La dette est-elle avant tout une notion théologique ou financière ? Cette conférence tâchera ainsi de faire dialoguer finance et Bible sans les opposer, en révélant une même intuition anthropologique : la dette n’est pas seulement une affaire de chiffres, mais une relation entre des personnes, chargée de sens moral, social et spirituel.
Saviez-vous que près de la moitié des ressources du Collège des Bernardins provient de vos dons ?
Les Bernardins sont une association à but non lucratif qui vit grâce à la générosité de chacun d'entre vous. Votre don soutient notre vocation : promouvoir un dialogue fécond au sein de notre société. Je donne



