Jeudis Théologie

L'histoire du monde a-t-elle un sens ?

Dans le cadre des Jeudis Théologie


Si cette question se pose aussi bien aux chrétiens qu’aux non-chrétiens, il est particulièrement impossible au chrétien conséquent avec sa foi de se désintéresser de l’histoire.

La Révélation divine est historique de part en part : le Christ est « l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin » (Ap 22, 13) ; parce qu’Il advient dans le temps des hommes, Il manifeste le caractère non pas cyclique mais linéaire de celui-ci ; parce qu’Il reviendra à la fin des temps « pour juger les vivants et les morts », Il mène l’histoire. C’est dans l’histoire que se joue notre destinée surnaturelle.

Mais si l’on affirme qu’aucun événement de l’histoire ne se trouve sans raison dans le dessein de Dieu, si l’on affirme que pour Dieu et dans le projet de Dieu, l’histoire a un sens, comment déchiffrer celui-ci ? Que dire des catastrophes, des guerres, des injustices visiblement inhérentes à ce monde ? Comment ne pas tomber dans le « tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles » que Voltaire, dans Candide, emprunte de manière déformée à Leibniz ? Comment résoudre les paradoxes corollaires d’une telle affirmation, paradoxes qu’on pourra ramasser dans l’exemple suivant : si tout est prévu et voulu par Dieu, où était la liberté (et donc la responsabilité) de Judas ? Où est la nôtre ?

L’histoire, alors, n’est-elle qu’absurde, ainsi que Shakespeare le fit dire à Macbeth : « La vie n’est qu’une ombre errante ; un pauvre acteur qui se pavane et s’agite une heure sur la scène et qu’ensuite on n’entend plus ; c’est une histoire racontée par un idiot, pleine de bruit et de fureur, et qui ne signifie rien. » Mais affirmer que l’histoire (et par elle, chaque vie) est absurde, suppose ensuite, pour rester intellectuellement cohérent avec soi-même, de se taire pour toujours et de ne plus agir. Or cela n’arrive jamais et même celui qui se suicide rend témoignage à la nécessité de l’action…

Pour répondre à ces questionnements complexes, on cherchera d’abord à définir la signification du mot « histoire » ; on verra ensuite ce qui fait la consistance de l’histoire humaine avant que d’aborder la question d’une vision globale de l’histoire.

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