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Colloque - L'art tout contre la machine

Trois journées de colloque qui invitent à réfléchir sur la médiation de la technique dans notre rapport au monde par les pratiques artistiques contemporaines.

art tout contre la machine

De mars 2018 à juin 2019, le séminaire de recherche du Collège des Bernardins L'art tout contre la machine, en partenariat avec trois laboratoires de recherche : l'ESTCA de l'Université Paris 8, le CIEREC de l'Université Jean Monnet, Saint-Etienne, le RiRRa21 de l'Université Paul-Valéry Montpellier 3, a nourri ses travaux avec des rencontres entre des artistes et des chercheurs, dialoguant autour d'une pratique qui entretient un rapport significatif avec des dispositifs machiniques au sens large. Ce colloque de clôture entend expliciter plusieurs problématiques soulevées au séminaire.

Dans Le langage des nouveaux médias, Lev Manovich souligne que sélection et composition sont devenues, avec le développement des technologies numériques, des opérations de tout premier ordre sur lesquelles reposerait aujourd'hui tout acte de création. La généralisation de ces opérations met définitivement à mal la notion de création ex nihilo et fait passer au premier rang la question de l'interface dans le processus de création. Pour les arts du film, mais aussi pour l'ensemble des pratiques artistiques, l'écran devient un moyen incontournable de production de formes plastiques. Au-delà de la sphère esthétique, les interfaces numériques semblent désormais les intermédiaires de tout rapport à un objet, quel qu'il soit, et de la majorité des relations sociales. Dans bien des situations, interfaces et écrans se vivent de plus en plus comme la condition à partir de laquelle un rapport aux autres et au monde peut s'instaurer.

Il convient toutefois d'interroger ce que cette situation technologique contemporaine, induite par un usage généralisé, peut avoir de fondamentalement nouvelle. Déjà dans sa Vie des formes, l'historien d'art Henri Focillon soulignait que la technique peut se comprendre comme un puissant observatoire d'une matière qui ne peut être rencontrée que par un outil à même de réveiller une forme qui sommeille en elle. Sans réduire les outils et techniques contemporains à des pratiques artistiques qui engagent un rapport manuel et immédiat au matériau, il y a lieu de réfléchir à une éventuelle filiation de dispositifs de création a priori hétérogènes et au passage du régime de l'outil à celui de la machine.

Comment les artistes expriment-ils l’incidence des machines sur notre environnement ?
La technique permet-elle des liens entre les différents dispositifs de création ?
Comment est-on passé du régime de l’outils à celui de la machine ?
Quelle est la portée politique et artistique liée à l’utilisation de ces outils de création dits conviviaux ?
En quoi le rapport à la technique est-il spécifique ?

UNE SOIRÉE - TROIS JOURNÉES

11OCT9h30
19h00
Outils conviviaux et machines domestiques
10OCT9h30
19h00
Interfaces relationnelles et dispositifs génératifs
4OCT9h00
17h30
Technique et nature
3OCT19h30