Presse

Exposition Isabelle Cornaro

Communiqué de presse

Le Collège des Bernardins présente

Isabelle Cornaro

Du proche et du lointain

5 mai – 3 juillet 2011 Ancienne sacristie

Installation présentée dans le cadre de la première saison de « Questions d’artistes » – Création contemporaine au Collège des Bernardins : une programmation arts plastiques / arts vivants / musique.

Deux ans après sa réouverture au public, le Collège des Bernardins poursuit sa programmation Questions d’artistes, avec une œuvre spécifique conçue en dialogue avec le lieu.

Cette jeune artiste française réconcilie des éléments que, bien souvent, on oppose : l’abstraction et la figuration, le minimalisme et le baroque, la raison et les sentiments. Dans l’ancienne sacristie du Collège des Bernardins seront installés des moulages, des projections, des détails qui nous donnent la sensation de pouvoir approcher la texture, le motif ou la surface d’un corps ou d’une chose. À chaque fois, cette proximité nouvelle, cet approfondissement nous propose une réalité encore différée qui est toujours un lointain. Elle décortique des représentations existantes (plans d’urbanisme, photographies, tableaux de paysages) pour en dégager les structures sous-jacentes, puis elle les traduit avec des matériaux choisis pour leur charge émotionnelle ou symbolique (cheveux, bijoux, objets domestiques). En résidence à New York cet hiver, elle a conçu l’œuvre qu’elle va présenter dans l’ancienne sacristie du Collège des Bernardins.

Née en 1974, Isabelle Cornaro suit des études en histoire de l’art à l’École du Louvre puis en arts plastiques à l’École des Beaux-arts de Paris, dont elle a été diplômée en 2002. Elle a ensuite passé deux ans à Berlin avant de suivre le programme de résidence du Palais de Tokyo, le Pavillon, en 2005-2006. Depuis 2007, elle présente plusieurs expositions personnelles en France (Parc Culturel de Rentilly, Torcy ; Ferme du Buisson, Noisiel ; centre d’art Passages, Troyes ; galerie Balice Hertling, Paris) et à l’étranger (Kunstverein de Dusseldorf, Allemagne). Isabelle Cornaro est lauréate du prix de la Fondation d’entreprise Ricard 2010.

Sigalit Landau

16 mars – 3 mai 2011

Œuvre présentée sous formes d’« Alertes » dans la grande nef.

Les « Alertes » témoignent des questions posées par les artistes à la société, auxquelles chaque spectateur est invité à réfléchir.

« Les cristaux empèsent le filet qui ressemble ainsi à ces sculptures de marbre, à ces drapés qui couvrent les épaules des prophètes de l’art classique. Il évoque pour moi les pêcheurs. Ce sont des gens de paix qui partagent tous la même mer, parfois douce parfois éprouvante, mais ils vivent de la même eau partagée et féconde, pas l’eau amère de la mer morte mais celle des poissons et de la vie. Mes filets saisissent de magnifiques cristaux, c’est beau mais c’est la stérilité. Dans ces objets sont confrontés le filet qui ramène la vie et le sel mortifère. » Sigalit Landau, mars 2011

La démarche, engagée et poétique de Sigalit Landau rend universelles des questions individuelles, philosophiques ou politiques. Pour y parvenir, elle associe souvent performances, installations, objets et films. Ses œuvres ont la faculté de cristalliser en une image, un objet, des enjeux collectifs dont ses réalisations deviennent le symbole. Depuis plusieurs années, Sigalit Landau s’est engagée dans une relation approfondie avec l’endroit le plus bas du monde, la mer morte (- 456 mètres). Elle réagit, en artiste, aux terribles particularités de ce site essentiel pour la tradition judéo-chrétienne qui est aussi le théâtre majeur d’une catastrophe écologique en cours et un lieu blessé par l’histoire comme par l’actualité du Moyen-Orient.

Ce filet plongé dans la mer morte se recouvre de sel en quelques jours. Cet outil indispensable aux pêcheurs, qui évoque la faune, la fertilité, le partage des richesses, ne retire plus de cette eau désertée, qu’une image magnifique

de la stérilité. Reste le souvenir du drapé de la sculpture classique, et cette forme qui, suspendue dans la nef du Collège des Bernardins peut rappeler celle du suaire.

Née en 1969, Sigalit Landau a grandi à Jérusalem. Elle habite et travaille aujourd’hui à Tel Aviv. Elle a participé à de nombreuses expositions personnelles et collectives dont la Documenta X de Kassel (1997), le KW Institute for contemporary art à Berlin (2007) et au MOMA à New York (2008). Elle est l’artiste invitée pour le pavillon israélien dans le cadre de la 54e biennale internationale d’art contemporain de Venise.

Elsa Sahal

Grotte généalogique

5 mai – 3 juillet 2011

Œuvre présentée sous formes d’« Alertes » dans la grande nef.

Les sculptures d’Elsa Sahal se situent à mi-chemin des paysages anthropomorphes et des corps paysagés. Elles convoquent dans un registre biomorphique des formes organiques en une perpétuelle évolution. La Grotte généalogique, de tonalités noires, exposée au Collège des Bernardins, se compose de cinq parties disparates et indissociables dans lesquelles apparaissent des motifs qui se font écho en créant une généalogie de formes molles ascendantes ou descendantes, verticales et horizontales, laissant voir une antre de stalactites et de stalagmites, des conglomérats de formes, qui ne semblent jamais déterminées ni arrêtées.

Communiqué de presse – 25 mars 2011

Elsa Sahal est née en 1975, elle vit et travaille à Paris. Diplômée des Beaux-Arts de Paris en 2000, elle a fréquenté les ateliers de Jeanclos et Erik Dietmann. En 2009, elle a été l’artiste invitée au New York State College of Ceramic, Alfred University, États-Unis. Elle enseigne aujourd’hui à l’Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg.

LE COLLÈGE DES BERNARDINS

Édifice exceptionnel du XIIIe siècle récemment restauré, le Collège des Bernardins est ouvert au public depuis septembre 2008.

C’est aujourd’hui un lieu dédié aux espoirs et aux questions de notre société et à leur rencontre avec la sagesse chrétienne. Tous sont invités à participer à ces dialogues par des travaux de réflexion ou de recherche, de formation ou d’expression artistique.

Plusieurs activités au service de l’Homme dans toutes ses dimensions (spirituelle, intellectuelle et sensible sont proposées: l’art (expositions d’art contemporain, art vivant, musique), les rencontres et débats (conférences, colloques), la formation (École Cathédrale) et la recherche.

Le Collège des Bernardins s’appuie sur un pôle de recherche composé de six départements : « Sociétés humaines et responsabilité éducative », « Économie, Homme, Société », « Éthique biomédicale », « Société, Liberté, Paix », « Judaïsme et christianisme », et « La parole de l’art ». Son originalité est de réunir universitaires, praticiens et théologiens autour de la question essentielle de l’homme dans une approche pluridisciplinaire.

« QUESTIONS D’ARTISTES » - UNE NOUVELLE PROGRAMMATION DE CRÉATION CONTEMPORAINE AU COLLÈGE DES BERNARDINS

> Une nouvelle programmation

Entre février et juillet 2011, le Collège des Bernardins propose « Questions d’artistes » une programmation initiée par Jean de Loisy et une équipe dédiée de programmateurs (arts plastiques / arts vivants / musique), confirmant sa volonté de présenter l’art comme dimension essentielle de l’homme et de la culture.

Aussi nécessaire au cheminement de la pensée que peuvent l’être les savants, les philosophes et les autres acteurs décisifs de la vie sociale ou spirituelle, les artistes ont une place éminente à tenir dans un lieu chrétien. Leur travail, nécessairement animé par des questions essentielles, les confronte en permanence avec toutes les dimensions de l’humain. Leurs efforts pour inventer une parole neuve, débarrassée des réflexes de l’usage, les mettent - et nous mettent - en situation exigeante d’exploration et d’expérience de nous-mêmes et des autres. Ainsi considéré, l'art, tel qu’il est montré au Collège des Bernardins, est bien plus qu'une activité accessoire destinée au loisir, au plaisir individuel ou au confort de posséder une culture et d'en jouir. Cette programmation conçue par Alain Berland pour les arts plastiques, Yvane Chapuis pour le théâtre et la performance et David Sanson pour les musiques nouvelles, est un engagement. Celui-ci répond à la conviction que les expériences artistiques les plus profondes d’aujourd’hui nous permettent d’accueillir, de comprendre plus intimement, de transformer notre propre monde.

> Les arts plastiques

Deux générations d’artistes interviennent pour cette première saison dans l’ancienne sacristie, des artistes qui circulent dans les forêts des signes. Dans un va-et-vient permanent, de l’abstraction à la figuration, du matériel à l’immatériel, ils construisent, en s’émancipant de l’héritage de l’art conceptuel, de nouvelles écritures sensibles et plastiques pour ouvrir les regards sur notre contemporanéité.

Cette programmation comprend des expositions / installations dans l’ancienne sacristie et également des « Alertes ». À un rythme imprévisible, des œuvres plus ou moins discrètes apparaissent et disparaissent dans la grande nef du Collège des Bernardins : elles prennent la forme de questions posées par les artistes à la société d’aujourd’hui. Elles sont, le temps d’une apparition, des objets qui mettent en cause notre rapport au monde et révèlent le rôle des artistes, véritables inventeurs de comportements nouveaux.

> Jean de Loisy, conseiller artistique pour la création contemporaine au Collège des Bernardins Commissaire d'exposition indépendant, Jean de Loisy a été, entre autres, inspecteur à la Création au Ministère de la Culture, conservateur de la Fondation Cartier et conservateur au Centre Georges Pompidou. Il a dirigé et co-dirigé divers lieux d'art en France. Il a organisé de nombreuses expositions monographiques et des expositions marquantes telles que « La Beauté » à Avignon en 2000 ou encore « Traces du sacré » en 2008 au Centre Pompidou. Il est le commissaire de « Monumenta 2011 / Anish Kapoor » au Grand Palais et du Pavillon israélien représenté par Sigalit Landau de la Biennale de Venise 2011. Il prépare, entre autres, une exposition de Jacques Lizène au Passage de Retz à Paris en 2011 et une exposition sur le chamanisme intitulée « Les Maîtres du désordre » au musée du quai Branly pour 2012.