Presse

Concert Alan Vega et Marc Hurtado

Concert dans le cadre du cycle Monstres sacrés.

Jeudi 28 mars 2013 à 20h / Nef

Le cycle « Monstres sacrés », inauguré par Daniel Darc venu donner deux concerts exceptionnels en décembre 2011, se poursuit avec une autre figure phare de la scène post-punk de la fin des années 1970 : Alan Vega, moitié du mythique duo new-yorkais Suicide, dont le rock électronique minimaliste et radical a influencé plusieurs générations de musiciens.

Également performeur et plasticien, Alan Vega retrouve aujourd’hui un autre artiste protéiforme en la présence du Français Marc Hurtado, du duo expérimental Étant Donnés, avec lequel il collabore régulièrement depuis 1999 et l'album Re-Up jusqu'au récent Sniper (2010). Sur les textures électroniques de celui-ci, alternant chaos bruitiste et ballades rétrofuturistes, entouré sur scène par son épouse et son fils, Alan Vega chantera des textes explorant sa relation au sacré, l’une des constantes de son travail, aussi bien plastique que musical.

Alan Vega

Alan Vega, de son vrai nom Boruch Alan Bermowitz, né à Brooklyn en 1938 est le chanteur du duo électro/post-punk Suicide. Après son diplôme du Brooklyn College, il commence à se tailler une certaine notoriété avec ses « sculptures de lumières ». À la fin des années 1960, dans son appartement/espace d’exposition de Manhattan, il initie le Project of Living Artists, projet pluridisciplinaire dont les happenings sont fréquentés par quelques-uns des représentants d’une scène musicale new-yorkaise en pleine effervescence : les New York Dolls, Television, Blondie, ou encore l'ensemble de jazz Reverend B., au sein duquel un certain Martin Rev joue du piano électrique. Persuadé que l’art traditionnel s’essouffle et voyant dans le rock un nouvel espace d’expérimentation, Alan Vega fonde avec celui-ci, en 1970, le groupe Suicide. Bientôt réduit à un duo, et après avoir cessé son activité en 1973-75 du fait de la peur qu’inspirent des prestations scéniques jusqu’au-boutistes lors desquelles Alan Vega s’affirme comme un performeur incontrôlable, Suicide va devenir en deux albums, parus entre 1977 et 1980, l’une des formations les plus singulières et influentes de l’histoire du rock. Sa musique minimaliste et agressive, où se mêlent les claviers répétitifs et inquiétants de Martin Rev et les cris et halètements d'un Alan Vega, très marqué par Elvis Presley, va marquer profondément plusieurs générations de musiciens électroniques. L’insuccès rencontré par ces disques, et l’incompréhension suscitée sur la scène punk par cette formation à nulle autre pareille, va rapidement conduire Suicide à cesser son activité : le duo ne se reformera que pour d’épisodiques concerts, et pour deux albums parus en 1988 et 1992. Depuis lors, Alan Vega poursuit une carrière solo ponctuée par une poignée d’albums et par un tube underground, Jukebox Babe, en 1981. En 1999, il signe la BO du film Sombre, premier long métrage de Philippe Grandrieux. Depuis 2010 et l’album Sniper, il s’est associé avec le musicien français Marc Hurtado, autre figure de la scène expérimentale (avec son projet Etant Donnés), pour des concerts qui montrent qu’à 70 ans passés, Alan Vega n’a rien perdu de son incandescence. En 2009, une rétrospective de son œuvre de plasticien a été présentée au Musée d’art contemporain de Lyon.

www.alanvega.com

Marc Hurtado

Figure phare de la scène musicale expérimentale française à travers le duo Étant Donnés, qu’il a cofondé avec son frère Éric en 1977, Marc Hurtado a, depuis cette date, suivi un parcours polymorphe de musicien, performer, plasticien et cinéaste. Avec Étant Donnés, il a donné plus de 400 concerts, et signé en 2002 la musique de La Vie nouvelle, second long-métrage de Philippe Grandrieux (dont la B.O. du premier film, Sombre (1999), avait été composée par Alan Vega). En dehors de ce duo et de son projet solo Sol Ixent, Marc Hurtado a collaboré avec de nombreuses figures cultes des scènes post-punk, expérimentale et électronique, de Gabi Delgabo (DAF) à Genesis P. Orridge (Pyschic TV), en passant par Michael Gira (Swans), Z’ev ou Lydia Lunch : avec cette dernière, il  fera paraître en 2013 un album sous le nom My Lover... The Killer. Avec Alan Vega, qu’il a rencontré pour l’album Re up d’Étant Donnés, l’unit depuis 13 ans  une étroite complicité. Outre de nombreux concerts (du Centre Pompidou au Lieu Unique de Nantes avec Christophe), celle-ci a donné lieu à un album en commun (Sniper, réalisé en 2010 aux 6/8 Studios de New York, là où Alan Vega avait enregistré Power on to Zero Hour vingt ans auparavant) et à un film : The Infinite Mercy Film, documentaire sur l’œuvre plastique de Vega, tourné lors de la rétrospective que lui avait consacré le Musée d’art contemporain de Lyon.  Les installations de Marc Hurtado ont été présentées à la Documenta de Kassel, au Magasin de Grenoble ou encore à la Biennale de Lyon. Ses films ont été projetés au festival Cinéma du réel à Beaubourg, au Fid de Marseille , au Festival de Locarno ou au MoMA de New York : le dernier en date, Jajouka, quelque chose de bon vient vers toi, coréalisé avec Éric Hurtado, est consacré aux rites de la confrérie ancestrale des Maîtres Musiciens de Jajouka, dans le rif marocain. Sous le titre American Dreamers, il prépare actuellement un portrait d’Alan Vega et Martin Rev.

Entretien avec Alain Berland et David Sanson, publié dans le n°5 de la revue Questions d’artistes - création contemporaine au Collège des Bernardins

Alan Vega / Marc Hurtado

Dans le cadre du cycle « Monstres sacrés », Alan Vega, légende de la scène musicale et artistique new-yorkaise, se produit au Collège des Bernardins avec le musicien français Marc Hurtado. Ce dernier revient sur une collaboration aussi féconde qu’imprévisible.

Difficile, voire impossible, pour les amateurs de musique, d’appréhender les œuvres sonores d’Alan Bermowitz, alias Alan Vega, en les dissociant des œuvres plastiques que ce nom évoque.

Au début des années 1980, la rumeur contait qu’Alan Vega venait de New-York et qu’à l’égal de Patti Smith ou de Richard Hell, d’autres grands noms de la scène rock punk, il avait, bien avant d’être chanteur, une pratique plastique et poétique. Très peu d’images circulaient. Il était question de sculptures à base de lumières électriques, d’expositions à Soho, notamment dans l’un des premiers lieux artistiques new-yorkais alternatifs et autogérés, « Project of Living Artists », dont il était le cofondateur. C’est ainsi qu’en 2009, grâce à la persévérance de Thierry Raspail et de Mathieu Copeland, Alan Vega eut enfin sa première rétrospective française au Musée d’art contemporain de Lyon. On y voyait plusieurs ensembles d’œuvres ; des sculptures murales, pendues au plafond ou déposées au sol, des dessins violentés et des photos – avec un motif récurrent, celui de la croix, qui ancre l’œuvre d’Alan Vega dans un rapport profond et complexe à la question du sacré.

L’atmosphère donnait au visiteur l’impression d’entrer par effraction dans un laboratoire photographique sous éclairage inactinique. Les sculptures lumineuses, complexes, colorées, avaient cette propriété étrange d’être, selon l’angle sous lequel on les observait, à la fois expressionnistes et glacées, de posséder une puissance souterraine inclassable. À l’instar d’autres artistes singuliers comme Paul Thek, Alan Vega s’opposait au sérialisme des courants en vogue de la fin des années 1960, le minimalisme et le pop art. L’artiste, qui eut pour enseignant Ad Reinhardt, construisait ses œuvres avec la même radicalité que son professeur et avec les mêmes éléments que la musique protopunk : accords réduits, arrangements simplifiés, rapidité, énergie et répétitivité.

Car pour Alan Vega, et cela depuis toujours, l’œuvre est ouverte et les agencements plastiques et surtout les concerts sont des actes créateurs.

Parmi les mutiples shows, comment, entre autres, ne pas se remémorer la magnifique prestation de l’artiste, chanteur et compositeur, habitant d’une voix magique la salle du Palace, le jeudi 5 février 1981. Ce soir-là, accompagné d’une danseuse, silhouette longiligne, et d’un simple magnétophone posé sur le devant de la scène, Alan Vega, bandeau dans les cheveux, affrontait le public rockabilly venu écouter le groupe à la mode du moment : les Stray Cats. Évitant les crachats et les canettes, il déroulait ses chansons toutes plus envoûtantes les unes que les autres. Des mélodies radicales constituées d’une répétition minimale des mêmes beats, de chansons pleines d’ahanements, de murmures et de cris. Une musique inconnue, imparfaite, maladive et cependant extraordinairement habitée, dont l’exigence se rapprochait du psychédélisme glacial d’un groupe exemplaire : le Velvet Underground. Rappelons que l’artiste jouait au sein du duo Suicide depuis le milieu des années 1970 et qu’il a continué à publier des disques solo à partir de 1980. Depuis, Alan Vega a conçu de nombreux albums d’une grande radicalité sonore conservant cette touche unique, à la fois minimaliste et pop. En 1989, Alan Vega rencontre Marc Hurtado, un jeune artiste français, cinéaste, musicien et performer. Ensemble, et de nombreuses années plus tard, ils collaboreront à divers projets avant d’élaborer et d’enregistrer Sniper, un album composé de sons à consonance industrielle et sauvage sur lesquels Alan Vega dépose sa voix mythique. À l’occasion du concert au Collège des Bernardins, et en marge de l’exposition L’Arbre de vie, dans laquelle est présentée une œuvre d’Alan Vega, nous avons interrogé Marc Hurtado et l’avons interrogé sur cette collaboration.

Alain Berland (AB) : Comme Alan Vega, vous explorez différents champs artistiques. Pouvez-vous préciser ce qui vous anime ?

Marc Hurtado (MH) : J’ai toujours travaillé sur plusieurs domaines artistiques à la fois : films, musique, poésie, performance, peintures, tout ceci détient la même âme à mes yeux, mais j’ai toujours mis beaucoup de force à les dissocier dans leurs représentations publiques. Le spectacle multimédia ne m’a jamais intéressé, je pense que chaque type d’expression artistique a besoin de vivre indépendamment pour garder son impact maximum dans sa force solitaire. Il n’y a que la musique et les films qui peuvent être mélangés et encore, j’ai toujours réalisé les musiques de film bien avant de tourner les images sur lesquelles est collé le son, dans la liberté totale de la magie du hasard. Chaque activité artistique dépend profondément de l’autre dans le rapport au corps et à l’âme qui les unie et les construit, mais aucune d’entre elles n’a la même facette lumineuse ni le même angle de vue.

À mes yeux la peinture est une compression du Monde, le cinéma est une extension du Monde, la poésie est une dissolution du Monde, la musique est une explosion du Monde et la performance scénique est une disparition du Monde.

AB : Qu’est-ce qui a motivé votre collaboration avec Alan Vega ?

MH : Je connais personnellement Alan Vega depuis 1989, il m’a proposé de collaborer avec lui dès 1990, jamais je n’aurais imaginé une seule seconde travailler avec ce musicien qui me faisait rêver depuis mes 15 ans… Car le premier album de Suicide a été un véritable choc et je pense que je ne me suis jamais remis de l’état d’extase dans lequel cet ovni sonore m’a transporté en 1977.

L’album Re – Up d’Étant Donnés a été notre première collaboration, suivie de nombreux concerts en Europe. Le film The Infinite Mercy Film que j’ai réalisé sur ses sculptures et notre album Sniper ont cimenté une amitié et une fusion extraordinaire entre nous. Travailler avec Alan Vega est la chose la plus belle mais aussi la plus facile à imaginer, grâce à la totale liberté de cet artiste, non seulement dans sa propre œuvre, mais aussi face à ce qui vient de l’extérieur.

Alan Vega ne refait jamais deux fois une voix en studio, tout doit glisser comme sur un manteau de neige et pour cela il faut qu’il sente une fusion volcanique avec la musique sur laquelle il va coller ses textes apocalyptiques. Tout doit se passer dans une grande urgence et une violence où la réflexion et la parole ont très peu de place : ce sont des instants très similaires à un combat de boxe, où le principal est de frapper le plus fort et le rapidement possible en esquivant les coups de l’adversaire au maximum, et dans ce cas précis, Alan Vega sais toucher l’œuvre au bon endroit et au bon moment. Quand je suis sur scène avec lui, je sais que tout peut arriver et c’est justement cela qui m’intéresse en premier lieu : ce danger, cet équilibre sur un fil au-dessus du vide me procurent une sensation de plénitude dans laquelle la concentration d’énergie est focalisée sur un espace scénique hors temps et hors normes qui représente une nouvelle forme de représentation. Chaque spectacle avec lui est une nouvelle expérience. Alan Vega est dans un au-delà du concert, du théâtre, il ne se met pas en scène mais invite les spectateurs à vivre un moment particulier très intime avec lui ; il ramène la rue, ou plus précisément les rues de New York et leur folie vibratoire sur scène et dans la salle, pour entourer sa voix des sons qui l’ont construit et qu’il manipule avec ferveur et détermination.

AB : Que vous inspire le fait de jouer en concert au Collège des Bernardins, espace chargé d’une très forte énergie spirituelle ?

MH : Depuis mes débuts et la fondation d’Étant Donnés en 1977 avec mon frère Eric, je pratique un art qui touche au sacré. Mais il m’a fallu de très nombreuses années avant de me rendre compte que mes spectacles, mes films, mes poèmes, ma musique ou mes peintures détenaient cette relation intime au mysticisme. Cette relation n’a jamais été recherchée, elle est le fruit de la poésie qui possède en elle cette force illuminatrice. À travers les mots l’esprit dévoile l’âme libérée de toute contrainte et relation avec le temps, l’espace et le corps. Toute mes œuvres sont guidées par la poésie, la force giratoire du verbe donne ce tournis qui pulvérise la réflexion et ne laisse présent que la trace d’une parole universelle, magique, de l’invisible. Seul importe ce qui sort de moi, et non ce qui est en moi ; ainsi que la puissance du partage qui s’effectue avec le public et la sensation de rupture du temps et de pulvérisation dans l’espace que la représentation peut amener.

La relation qu’entretient Alan Vega avec le sacré est très subtile. Il utilise depuis toujours des objets récupérés dans la rue pour construire ses sculptures lumineuse afin de redonner une deuxième vie, grâce à la lumière, à des objets rejetés par l’homme, des objets « morts » pour la société : cette forme de résurrection est déjà une première évocation au sacré. Le fait de construire toutes ses sculptures en forme de croix en est une deuxième, encore plus évidente. Devant une sculpture d’Alan Vega, l’impression est double : on se sent remplis d’un sentiment de paix et de grâce comme devant un autel illuminé par les lumières kaléidoscopique de vitraux, et en même temps on est traversé par la violence de ce désordre « organisé », du chaos de ces déchets de fortunes cloués ou attachés par des fils électriques. Que ce soit dans ses peintures de boxeurs, ses sculptures, sa musique ou ses textes, Alan Vega manipule constamment un esprit de rédemption qui semble hanter toutes ses œuvres.

AB : Votre frère et vous avez récemment réalisé un film sur les Maitres musiciens de Jajouka, groupe de musique marocaine à l’histoire millénaire : on vous sent fascinés par cette forme d’expression directe spontanée, que l’art occidental semble avoir bannie…

MH : Au Maroc, comme dans la plupart des autres pays du Maghreb, la musique est considérée comme porteuse d’un message de paix et de partage, elle a pour but de diffuser son amour et sa dévotion à Dieu sans le moindre voile. Les Maîtres musiciens de Jajouka font la même musique depuis plus de 1 000 ans, leurs rites paniques proviennent directement des Lupercales romaines [fêtes annuelles célébrées par les luperques – les prêtres de la Rome antique –près d'une grotte nommée le Lupercal, Ndlr.], et leur principal effort est de ne surtout pas pervertir cette musique en la modernisant. Leur musique contient une force extraordinaire qui provient de son ancienneté, et de mystères mélodiques et rythmiques enfouis dans le secret de la transmission et de l’apprentissage, réservé à la seule famille Attar depuis toujours.

La relation au sacré dans la plupart des musiques actuelles n’existe plus, les artistes ne s’intéressent plus à ces sujets car la relation à l’universel ou à l’intemporel est en grande contradiction avec la volonté de maîtrise d’une technologie en constante évolution, et surtout à celle de remplir son compte en banque le plus rapidement possible. Certains artistes gardent cette relation au sacré ancrée très profondément dans leurs œuvres, mais dans la musique occidentale, le nom de Dieu n’est quasiment jamais cité, et très peu se permettent de faire une musique avec une inspiration mystique dévoilée au public sans camoufler cela derrière des attitudes de provocations ou d’ironie. Or, si le rapport au sacré doit rester mystérieux pour survivre, sa forme d’expression publique doit être directe, sans aucun intermédiaire ou artifice. Alors qu’en Occident, on fait tout pour cacher ce rapport au sacré – sauf bien sûr dans les musiques dites religieuses –, les musiques d’Afrique du Nord sont en totale opposition avec cette idée d’un camouflage : tout doit être dévoilé afin d’entrer directement, par la voie de la transe hypnotique, dans l’impact mystique de ces musiques.

Informations pratiques

Tarifs :
Catégorie 1 : 35€
Catégorie 2 : 25 € (plein), 12 € (réduit : étudiants, moins de 26 ans, demandeurs d’emploi, bénéficiaires des minima sociaux).

Réservations :
-       Sur www.collegedesbernardins.fr
-       Sur place au Collège des Bernardins

Informations :
-       [email protected]
-       01 53 10 74 44

«QUESTIONS D’ARTISTES »

Les artistes qui composent cette programmation ont en commun une pratique expérimentale de leur art. La musique est pour eux, comme les autres formes de l’art, le lieu d’une recherche qui interroge l’humanité de l’humain et ses représentations. Les œuvres qu’ils élaborent ont pour spécificité de naître de leur propre disparition et sont une mise en partage d’expériences sensibles. L’économie de moyens qui les caractérise se joue au profit de la relation de coprésence des auteurs et de l’audience.

Programmateur chargé de la musique : David Sanson

David Sanson a exercé durant près de quinze ans le métier de critique musical et de journaliste (à la rédaction en chef des revues Classica, puis Mouvement). Auteur d'un essai biographique consacré à Maurice Ravel (Actes Sud-Classica, 2006), il a également participé, chez Robert Laffont, aux ouvrages collectifs Tout Mozart, Tout Bach, ainsi qu'à la réédition du Dictionnaire du rock de Michka Assayas actuellement en préparation.

Il s'est efforcé de mettre à profit cette double culture, à la fois rock et classique, à travers ses différentes expériences de programmateur et conseiller artistique - notamment au sein du festival Santarcangelo dei Teatri (Italie) en 2006-2007, ou dans le cadre de la soirée « Bach to the Moon » présentée au Théâtre du Châtelet en février 2009. David Sanson mène par ailleurs une activité de musicien sous le nom de That Summer.

Présentation du Collège des Bernardins

Tout visiteur du Collège des Bernardins est d’emblée séduit par la beauté de ce bâtiment du XIIIe siècle, fruit d’une longue restauration et inauguré en septembre 2008. Cet ancien collège de cisterciens, devenu tour à tour depuis la Révolution un lieu de détention et une caserne de pompiers, s’impose aujourd’hui comme l’un des monuments patrimoniaux les plus en vue au cœur de Paris et l’un des édifices culturels les plus originaux.

Le Collège des Bernardins est aujourd’hui un lieu dédié aux questions et aux espoirs de notre société et à leur rencontre avec la sagesse chrétienne.

Par une riche programmation de concerts, d’expositions, de spectacles vivants et de colloques, le Collège des Bernardins entend activer la confrontation des différentes cultures de notre société, promouvoir la création contemporaine, tout en valorisant la richesse de notre patrimoine artistique. Le Collège des Bernardins est un lieu de création, de recherche et de débat au service de l’homme dans toutes ses dimensions : intellectuelle, culturelle et spirituelle.

Contact presse :
Pierre Laporte communication 01.45.23.14.14 - [email protected]