Formation Initiale 1ère année

Philosophie de la nature (FACND 2019-20)


Formation initiale 1ère année - Semestre 1 : Philosophie

Initiation à la philosophie de la nature et à sa perspective anthropologique

Objectifs

Objectifs : L’intention principale de ce cours est de poser les bases d’une philosophie de la nature contemporaine, mais néanmoins héritière de la tradition grecque, afin de trouver « des catégories qui transcendent le langage des mathématiques ou de la biologie » (Laudato si’, 11). Différentes philosophies de la nature apportent leurs contributions sur des enjeux épistémiques, métaphysiques et éthiques dont il s’agira d’évaluer la pertinence, et présentent des développements proprement anthropologiques dans la mesure où elles abordent, en suscitant des questions parfois décisives, l’homme dans une histoire évolutive.
In fine, il importera de savoir quelle direction pourrait prendre la philosophie de la nature en vue de contribuer à une alternative au « paradigme technocratique » (ibid., 108) ?

Méthode pédagogique utilisée

Toute philosophie de la nature est un discours sur ce qui peut être interrogé sous l’angle d’unfieri, mais Il convient d’abord d’appréhender le concept de nature à travers l’histoire en précisant son rôle dans la « révolution copernicienne » et en réfléchissant sur la transformation de l’expérience à partir de laquelle il nous est possible d’en parler. Pour la période contemporaine, il est très pertinent d’analyser les présupposés philosophiques de l’évolution biologique qui, conjuguée avec la notion physique de travail, apporte un nouvel infléchissement à la notion de nature. Après quoi nous serons en mesure d’envisager l’homme comme Homo sapiens, de préciser son statut au sein de la nature, ainsi que les limites de son pouvoir sur la nature et sur son corps propre.

Évaluation

Oral de 30 min sur un sujet préparé à l’avance .

Contenu

Intro. : La nature dans Laudato si’.
  • I. Autour du conflit entre Héraclite et Parménide.
  • II. La nature après la révolution copernicienne.
  • III. La nature à l’aune du fait de l’évolution et de la sélection naturelle.
  • IV. Rien n’a de sens si ce n’est à la lumière de l’évolution. Études de cas : Les épistémologies évolutionnaires, le matérialisme, l’athéisme, la généalogie de la morale, et le transhumanisme.
  • V. L’homme comme créature sans le créationnisme.

 

Bibliographie

  • BLAY, Michel, Dieu, La nature et l’homme. L’originalité de l’Occident, Paris, A. Colin, 2013.
  • BRONDEX, Francine, Évolution. Synthèse des faits et théories, Paris, Dunod, 2003.
  • FAES, Hubert, « Une philosophie de la nature aujourd’hui : état des lieux », Recherches de Science Religieuse, 98/2 (2010), p. 167-192.
  • TORT, Patrick, L’effet Darwin, sélection naturelle et naissance de la civilisation, Paris, Points, coll. « Points Sciences », 2012.
  • PERRU, Olivier, La création sans le créationnisme ?, Paris, Kimé, 2010.