Rentrée des étudiants

L'ISSR raconté par ses étudiants


Que se cache-t-il donc derrière l’acronyme de l’Institut supérieur des sciences religieuses ?

Le 20 septembre dernier a eu lieu, au Collège des Bernardins, la rentrée des 56 étudiants de l’ISSR. Une cérémonie inspirante et conviviale, conduite par Mgr Alexis Leproux, président du Collège des Bernardins. L’occasion de rencontrer les étudiants des différentes promotions pour en savoir davantage sur cette formation atypique qui leur permet d’entrer dans l’intelligence de la foi pour le service de l’Église et du monde.

Une formation d’excellence et un accompagnement personnalisé 

L’ISSR est une formation destinée à tous ceux, religieux ou laïcs, qui souhaitent enrichir et transmettre leur foi grâce à une formation exigeante, approfondie et enracinée dans l’Écriture et la Tradition de l’Église. Comme l’explique Clarisse, étudiante en 3e année : 

« Contrairement aux cours publics, qui sont des cours à la carte et qui se veulent plutôt une initiation aux Écritures et à la pensée théologique, la formation de l’ISSR est très structurante, avec un corpus d’heures qui permet d’acquérir des bases solides. »

Outre la qualité de son enseignement, c’est également l’accompagnement personnalisé et la proximité avec le corps enseignant qui séduisent les étudiants de l’ISSR : 

« Contrairement à la fac ou à d’autres écoles, ici nous sommes des petites promotions. Cela crée des liens privilégiés entre les étudiants, mais aussi avec les professeurs. Avant chaque inscription, par exemple, nous avons un rendez-vous avec la directrice de l’ISSR, Laetitia Calmeyn, pour se rencontrer, faire connaissance et parler de notre projet. Elle nous connaît avant même que les cours n’aient commencé ! Pendant toute la formation, nous sommes également accompagnés d’un tuteur avec qui nous pouvons parler de nos moments de doute, de nos peurs, de nos réussites. C’est à la fois rassurant, stimulant et encourageant. »

Anne-Lorraine commence sa première année et souligne la flexibilité de l’ISSR par rapport à son projet personnel : 

« J’ai eu le contact de Laetitia Calmeyn à qui j’ai écrit un mail et qui m’a invitée à la journée de l’École Cathédrale en juin. J’y suis allée et cela m’a convaincue d’intégrer l’ISSR. En parallèle, je poursuis une licence 3 de philosophie à la Sorbonne. J’ai pu parler à Laetitia de mes contraintes horaires liées à la fac et nous avons trouvé une solution pour que je puisse mener à bien mes deux formations. Je suis très heureuse de suivre ces deux cursus qui sont pour moi très complémentaires. »

Une formation complète ancrée dans l’actualité

Choisir – ou reprendre – des études de théologie n’est pas toujours une décision aisée à faire accepter par son entourage. « Mais que vas-tu faire après ? » « A quoi cela va-t-il donc te servir ? » « Quel métier pourras-tu exercer ensuite ? » sont les questions auxquelles doivent le plus souvent répondre les étudiants face à l’inquiétude de leurs proches. Pourtant, loin d’être « hors-sol » et « déconnectée de la réalité », la formation de l’ISSR est profondément ancrée dans l’actualité et offre des éléments de compréhension des grands enjeux contemporains, grâce à l’apport de la théologie, de la philosophie et des sciences humaines.

À l’heure du tout connecté, de l’instantanéité, de la désinformation, de la surinformation et de la dématérialisation des savoirs et des connaissances, il est parfois difficile de se positionner face aux grandes questions. La formation théologique et philosophique de l’ISSR permet d’acquérir les outils pour dialoguer avec les hommes de notre temps, dans un langage adapté à leurs attentes. Elle forme les cœurs de chrétiens d’aujourd’hui pour leur permettre d’exprimer leur foi, dans et pour le monde, à l’adresse de leurs contemporains.

Pour la directrice de L’ISSR, Laetitia Calmeyn

« Cette capacité de se tourner vers l’extérieur est essentiel.  À l’heure du repli communautaire, le risque est de se référer à la religion de façon identitaire, de se refermer sur nous-mêmes, de s’exclure d’une société qu’on ne comprend plus et que l’on ne veut pas comprendre et de faire de la foi une affaire privée. Cette formation permet d’éviter cet écueil car elle permet une cohérence de vie. Avant d’être une identité, être chrétien c’est d’abord une amitié avec le Christ, une connaissance de la Parole de Dieu et de la Trinité. Cette rencontre avec le Christ est une marche vers l’accomplissement et la vie fraternelle. Ce parcours est donc en réalité une formation à la liberté chrétienne, et donc à la liberté personnelle. ».

Anne-Claire, qui a précédemment enseigné deux ans en classe de CE1 pour le réseau Espérance banlieues témoigne :

« J’ai choisi de suivre la formation de l’ISSR pour répondre à mes propres questions, m’ancrer dans ma foi, et aussi prendre du recul. Quand j’enseignais, je me retrouvais parfois dans des situations délicates où je ne trouvais pas les mots. Il me manquait du contenu, de l’argumentaire pour dialoguer avec les enfants ou encore avec les parents. Ces deux années d’enseignement auprès d’enfants en difficulté ont été particulièrement denses. J’en suis ressortie indéniablement grandie mais aussi avec beaucoup de questions. ». 

Quant à Clarisse, elle a vécu sa deuxième année à l’ISSR comme un véritable moment de joie qui faisait écho à sa situation personnelle : 

« Nous avons abordé des thèmes comme la famille, l’amour, le mariage. J’ai beaucoup apprécié ces thématiques, et pour moi, qui me suis mariée l’année dernière, cette année-là fut aussi une seconde préparation au mariage. C’était très beau de pouvoir offrir un ancrage théologique et philosophique à ma situation personnelle ». 

Partageant cette idée, Elsa, mère de 3 enfants, étudiante en 2e année à l’ISSR après avoir suivi la formation des responsables, souligne aussi la cohérence et la complémentarité de la formation : 

« Tous les cours sont nourrissants pour un autre cours. Il y a des passerelles, des liens entre eux, et à la fin de l’année, nous sommes émerveillés de voir comment les choses ont interagi les unes avec les autres, comment elles permettent une réelle construction de la pensée ».

L’ISSR ne permet cependant pas uniquement des passerelles entre ses cours. En tant que formation reconnue par l’État et grâce à la certification LMD – licence, master, doctorat – elle offre également des possibilités d’équivalence avec d’autres formations universitaires de l’enseignement supérieur.

« Même si ce n’est pas le plus important, c’est rassurant pour notre entourage. Ça donne de la légitimité à nos études. Ça nous permet d’argumenter et d’ancrer notre projet dans la réalité, de se sentir reconnus. » affirment les étudiants.

 

En ce moment au Collège des Bernardins :

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