Expositions

Judith Scott / Objets secrets


Cette exposition a été une invitation à découvrir l’énigme que constitue l’œuvre de l’artiste américaine Judith Scott, une des représentante les plus remarquables de l’Art Brut, qui nous confronte à l’essentiel de l’humain.

Judith Scott
© Creative Growth Art Center
Judith Scott
© Creative Growth Art Center
Judith Scott
 
Judith Scott
 
Judith Scott
© Daniel Klein
Judith Scott
© Creative Growth Art Center
Judith Scott
© Creative Growth Art Center
Judith Scott
© Philip BERNARD
Judith Scott
© Cécile DUBART
Judith Scott
© Philip BERNARD

 

Trisomique, sourde et muette, Judith Scott réalise des sculptures textiles qui constituent son unique moyen d’expression. Non satisfaite de ses essais artistiques sur papier, elle dérobe des objets (ventilateur, parapluie, magazines, etc.) au centre d’art dans lequel elle se trouve, puis les recouvre entièrement de fils de laine jusqu’à ce qu’ils disparaissent sous des cocons colorés. Découvrant la qualité et la force émanant de son travail, le centre accepte par la suite de lui fournir le matériel qu’elle désire afin qu’elle dissimule ses objets secrets.

 

Près d’une douzaine d’œuvres de l’artiste ont été exposées pour la première fois à Paris en 2011 au Collège des Bernardins. Ces oeuvres résonnent profondément avec les objets de la sculpture contemporaine, comme ceux de Louise Bourgeois ou de Tony Cragg par exemple. La liberté technique ainsi que la richesse psychologique et émotionnelle qui conduit la démarche de Judith Scott est exemplaire pour d’autres artistes de la scène actuelle, bien au-delà des questions troublantes du handicap.

Il s’agit de montrer ces sculptures en tant qu’objets magiques, puissants, montrer une pratique de la sculpture désinvolte à l’égard du tissage et des formes traditionnelles, faire honneur, au même titre que les autres artistes invités, à une démarche inédite. Cette forme nouvelle et très libre de sculpture textile traduit la part d’inventivité et de créativité de l’artiste qui, dès l’achèvement d’une œuvre, s’en désintéressait pour en débuter une nouvelle.