Formation doctrinale et pastorale

Grec - niveau 3 - Semestre 1 (FACND 2019-20)


Formation doctrinale et pastorale - Semestre 1 : Langues anciennes

Que faire après deux années de grec obligatoires ? Abandonner, alors que le travail le plus ingrat est derrière soi ? S’estimer quitte pour laisser tomber le grec, qui « tombera », et vite ?… 

Peut-on croire que l’on possède une familiarité suffisante pour mettre à profit les acquis, au service de l’Eglise et du ministère : catéchèse, prédication, ou études bibliques et patristiques, cursus de licence ?

Le grec est un portail d’accès aux disciplines bibliques, théologiques et philosophiques.

                      Pour sortir du « court termisme », le cours de grec 3.

Pré-requis

Le cours de grec 3 demande des connaissances de base pour le lexique et la grammaire, pas davantage. On n’exige donc pas de connaître par cœur la grammaire,  mais d’avoir quelques réflexes. Seuls comptent :

  • le goût pour le grec ;
  • la volonté de faire fructifier ses acquis ;
  • la conviction que continuer le grec est un investissement intelligent.

Objectifs

Le cours s’adapte aux objectifs de chacun, quel que soit le parcours individuel antérieur.

  • tirer méthodiquement  profit des acquis avec de plus en plus de liberté ;
  •  approfondir l’Ecriture dans le grec même ;
  • comparer les traductions du Nouveau Testament (chaque séance commence par une comparaison du grec et de la traduction liturgique de l’Evangile ou de l’Epitre du dimanche qui précède) ;
  • faciliter l’initiation chrétienne car les racines grecques renvoient toujours à des réalités concrètes ;
  •  se familiariser avec les Pères de l’Eglise ; 
  • voir comment le christianisme, pour se formuler, a retravaillé des concepts politiques, moraux, religieux, juridiques, du monde grec. 

Argumentaire

Chacun vient avec ses objectifs, et quel que soit le parcours individuel antérieur. Que ce soit s’entretenir méthodiquement pour tirer profit des acquis avec de plus en plus de liberté ; goûter l’Ecriture dans le grec même pour la lectio divina ; comparer les traductions du Nouveau Testament ; préparer une spécialisation requérant le grec ; faciliter l’initiation chrétienne ou vivifier la pratique de l’homélie, car les racines grecques renvoient toujours à des réalités concrètes ; se familiariser avec les Pères de l’Eglise ; voir comment le christianisme, pour se formuler, a retravaillé des concepts politiques, moraux, religieux, juridiques, du monde grec. 

On vise à acquérir des réflexes pour développer l’autonomie de l’étudiant, en s’appuyant sur les erreurs pour avancer, en  rapportant l’inconnu (vocabulaire  et formes des mots) au connu, en recentrant sur les éléments invariants de la langue (morphologie, lexique, syntaxe).

Méthode

  •  lever la crainte de se tromper et  s’appuyer sur les erreurs pour avancer ;
  • acquérir des réflexes pour rapporter l’inconnu (vocabulaire ; formes des mots) au connu (« vous en savez plus que vous ne croyez ») ;
  • centrer sur les éléments invariants de la langue (morphologie, lexique, syntaxe) ;
  • révisions grammaticales ciblées selon les occurrences  ;
  • exercices interactifs en cours.

Textes

  • retour systématique sur des phrases du NT prises dans les lectures liturgiques ;
  • textes des Pères de l’Eglise : sources patristiques des textes de Vatican II ; concepts de théologie ; exemples d’exégèse ou d’apologies ; commentaires de moments de l’année liturgique, poésie théologique et de louange ;

Évaluation

Pas d’évaluation finale.

Bibliographie

  • Nestle, Aland, Novum Testamentum graece  ;
  • Allard et Feuillâtre, Grammaire grecque, Hachette  ;
  • Martin, Les mots grecs, Hachette