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09/02/2012 - Projection : A serious man, des frères Coen : En partenariat avec l’Espace Cardinal... | |
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10/02/2012 - Colloque : Les Printemps arabes et le religieux: Colloque organisé par le... | |
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A l’intérieur REZ-DE-CHAUSSEE La nef : Autrefois lieu de vie des moines, la nef accueillait les salles de cours, le réfectoire, la salle capitulaire… Bâtie selon l’architecture cistercienne, la nef a toujours été cloisonnée jusqu’à ce que le diocèse de Paris entreprenne les travaux en 2004. Longue de 70 mètres, large de 14 mètres et haute de 6 mètres environ, la nef offre donc pour la première fois cette splendide perspective. La statue du Christ, installée dans la nef au-dessus de l’ancienne sacristie, date du XIVe siècle. Elle a été retrouvée à l’occasion des fouilles dans les fondations du bâtiment. A ses côtés a également été retrouvée une statue acéphale ( non encore strictement identifiée ) datant de la même époque. La nef, ainsi que l’ancienne sacristie, accueilleront les œuvres d’artistes à l’occasion des expositions d’art contemporain. L’ancienne sacristie : Sa construction a débuté en 1338 pour s’achever en 1360. Elle reliait l’Eglise des Bernardins au bâtiment des moines. Les fouilles archéologiques ont permis de retrouver ici la tombe d’un moine allemand de Thuringe, nommé Günter, décédé en 1306. L’ancienne sacristie mesure 12,5m de long, 10,7m de large et 9,5m de haut. PREMIER ETAGE Au premier étage se trouvaient les dortoirs des moines. C’est aujourd’hui l’espace accueillant les bureaux administratifs ainsi que des salles de réunion. SECOND ETAGE En 1844, le grand comble médiéval est détruit et remplacé par un toit à l’italienne, de forme aplatie. Les travaux de restauration ont permis la restitution, sur une charpente métallique, de la toiture originale. Elle est recouverte de près de 110 000 tuiles de six couleurs différentes. Il abrite aujourd’hui deux auditoriums. Le petit auditorium : Il comporte 128 places assises et accueillera des cours et conférences. La rosace visible dans cet auditorium date du XIIIe siècle. Sa préservation au fil des siècles a permis de refaire à l’identique celle qui se trouvait au sud du bâtiment, là où se situe le grand auditorium. Grand auditorium : D’une capacité de 250 places assises, cet espace accueille les séances de cinéma, des concerts, des conférences et des colloques. Il bénéficie des dernières avancées technologiques d’une régie complète. Les poutres en bois présentées ici sont des éléments de la charpente originale ; la dendrochronologie (méthode scientifique de datation du bois) a permis de préciser que ces poutres proviennent de chênes datant de 1150. SOUS-SOL Cellier : Cet étage a subi très tôt les conséquences d’une construction sur un sol alluvionnaire. En effet, dès le XIIIe siècle, les moines ont dû installer des butons – dont un témoin a été préservé dans le couloir menant à la bibliothèque - contre les colonnes afin de réduire au maximum l’enfoncement du cellier. Très rapidement cela n’a pas suffi et le cellier a du être comblé de terre jusqu’à hauteur des chapiteaux. Les travaux ont donc consisté, entre autres, à consolider les structures à l’aide de micro-pieux enfouis sous les colonnes et sous les murs, puis à dégager le cellier. Deux des travées du cellier ont été cloisonnées, de façon à ménager des salles de cours et de réunion, auxquelles on accède par un grand déambulatoire. A l’extérieur Etienne de Lexington, abbé de Clairvaux décide en 1245 la création du Collège Saint-Bernard, bientôt désigné comme Collège des Bernardins, pour servir de lieu d’étude et de recherche au cœur de la pensée chrétienne. Il a acquis un vaste terrain en bordure de Seine, à la suite d’échanges avec l’abbaye de St Victor, Plusieurs acquisitions agrandissent le domaine qui forme un carré de quatre hectares borné au nord par la Seine et entouré par la rue de la Tournelle, la rue des Bernardins, la rue St Victor et la rue des Fossés St Bernard. Il lotira une partie en vendant les parcelles en bordure du fleuve à des marchands. La construction financée par l’appel à la charité chrétienne, commence en 1247 sur le modèle architectural des abbayes cisterciennes : En 3 ans est élevé un corps de logis, comprenant un vaste dortoir et une chapelle (aujourd’hui disparue) dans laquelle on conserve, relique insigne, le chef de St Jean Chrysostome. Ce bâtiment, qui est parvenu jusqu’à nous, forme l’un des pans du futur quadrilatère cistercien. En 1338, le pape Benoît XII, ancien professeur du Collège des Bernardins, lance la construction de l’imposante église des Bernardins, orientée d’Est en Ouest, qui ne sera jamais achevée. Il n’en reste aujourd’hui que la sacristie, qui permettait aux moines de passer directement du collège dans l’Eglise. L’église sera vendue à la Révolution puis démolie par le tracé de la rue de Pontoise (1810) puis lors du percement du boulevard Saint Germain (1859). À la Révolution Française, le Collège des Bernardins est vendu comme bien national. Devenu prison pour les galériens, il est bientôt relégué comme entrepôt. Le comble médiéval, endommagé, est détruit et remplacé par un toit plat à l’italienne. A partir de 1845 l’édifice devient, jusqu’à une date très récente, une caserne de pompiers, puis un internat pour l’École de police. Une chance pour ce bâtiment à la vocation collégiale oubliée, car il fut sinon respecté, du moins occupé et entretenu ou presque jusqu’à la veille du chantier, bien que caché aux yeux du passant par une haute muraille. |
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