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06/06/2012 - Cycle l’observatoire de la modernité : les sociétés musulmanes face à l’Europe... | |
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04/06/2012 - cinéma : L’eau et les reflets du monde: Films présentés : La source ;... | |
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Un patrimoine dégradé : un bâtiment fragilisé et déformé. Dès sa construction, le Collège des Bernardins, bâti sur un sol alluvionnaire, s’est affaissé sous son propre poids, et a subi d’importantes déformations.
Au moment du rachat du Collège des Bernardins par l’Eglise de Paris le bâtiment est inapte à accueillir le public dans des conditions satisfaisantes de sécurité (c'est-à-dire à supporter une charge de 500Kg au m2).
D’autre part, la toiture initiale, caractéristique de l’architecture cistercienne, a disparu au début du 19ème siècle. Par souci d’économie, elle avait été alors remplacée par une toiture plate peu esthétique.
Se posaient donc le problème de la consolidation du bâtiment à partir d’une reprise de ses fondations, et du retour à la toiture d’origine
Mené avec le concours du cabinet d’expertise Michel Bancon, le chantier de consolidation a été entamé en 2004.
Le cellier déblayé s’est offert pour la première fois depuis le Moyen-âge dans toute l’ampleur de ses trois nefs.
Le déblaiement du Cellier et les travaux de terrassement sont la source de multiples surprises.
La redécouverte des entraits (les poutres maîtresses) du toit initial valide les hypothèses de l’architecte quant à la silhouette de la toiture et au placement des ouvertures.
Une statue du Christ plus grand que nature, portant des traces de polychromie, trône aujourd’hui dans une des niches de la nef. Retrouvée scellée dans les fondations, une statue acéphale de Sainte Catherine de Sienne est exposée dans l’escalier du XVIIIème siècle.
La restauration a fait le choix de restituer le toit dans ses dimensions médiévales mais avec une charpente métallique, (réalisée par la société ACMA) plus à même de tenir compte des déformations importantes subies par le bâtiment. Reposant sur les murs extérieurs celle-ci permet en outre aujourd’hui le passage des conduites d’équipement (climatisation, évacuation des fumées, fluides, communications…) et dégage un vaste volume exploitable dans les combles.
Sous le plancher du premier étage, des aiguilles métalliques disposées en peigne sont maintenues par une grille quadrillée, qui s’enfonce dans les voûtes et empêche tout déplacement des têtes de colonnes.
Sur la charpente, l'entreprise UTB à réalisé une couverture en tuiles plates artisanales fabriqué en Bourgogne à Pontigny (89), spécialement pour le Collège des Bernardins. Cette couverture redonne un aspect ancien au toit : pas moins de 110 000 tuiles de 5 nuances différentes ! Un clocheton en chêne recouvert de plomb posé au faîte du bâtiment, et les ouvertures reconstituées dans le toit sont également l’œuvre des compagnons des Charpentiers de Paris et d'UTB.
La restauration de la pierre ( entreprises Quelin - Lefevre )
Les pierres abîmées sont remplacées par 250 à 300m3 de pierres de taille de Saint Maximin d’une dureté et d’une finesse adaptées .
La serrurerie La société Van Mullen a effectué la restauration des barreautages et des menuiseries métalliques anciennes, notamment d’une magnifique baie cintrée sur le pignon sud du bâtiment. Elle a également présidé à la mise en œuvre des baies modernes du rez de chaussée, rendue très difficile par l’importante déformation latérale et longitudinale du bâtiment. Pour toutes les baies, des châssis métalliques spécifiques qui épousent les déformations des ouvertures, ont été réalisées, nécessitant un relevé préalable très minutieux des déformations des 18 baies concernées. |
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