Titus-Carmel
Art contemporain et foi : 
parallèles et convergences 

 

Les artistes partagent nombre d’expériences avec ce que les chrétiens croient et vivent.

Un moyen de recherche et d’expression de la vérité.

Parce qu’il illustre le questionnement permanent des artistes sur le sens de l’existence, sur le mystère de la vie, sur la fragilité de l’homme et de sa destinée, l’art contemporain est un lieu de recherche et d’expression de vérité. Sur ces questions qui sont au coeur de la préoccupation chrétienne, l’art contemporain et la foi entrent en résonance : tous deux sont en quête de vérité, et savent l’un et l’autre que celle-ci ne se tient pas dans les idées ou les systèmes d’idées.

L’art est vérité en ceci qu’il est une expérience, pour l’artiste comme pour le spectateur. S’il transmet cette expérience, il ne peut le faire faussement. Les artifices qu’on attribue souvent à l’art quand on le confond avec l’esthétique décorative ou l’illustration sont absents de l’authentique expérience artistique, comme les faux-semblants le sont de la foi véritable. L’art comme la foi permettent d’avancer vers un but inconnu, mais qu’on poursuit avec confiance : quelque chose adviendra.

 

 

Un témoignage de la capacité de l’homme à créer en toute liberté.

Les artistes contemporains expérimentent le vertige de la libre création. En s’offrant comme création et non comme représentation ou imitation de la nature, les oeuvres d’art témoignent de la capacité de l’homme à susciter vraiment de la nouveauté.

Cette liberté de l’artiste s’exprime notamment dans l’affranchissement des conventions académiques ou culturelles et dans la question de l’engagement, les artistes contemporains, comme les chrétiens, vivent leur temps avec le souci d’une véritable conscience critique, d’une lucidité sans résignation.

 

Une invitation à partager une expérience sensible.

Les artistes invités à présenter leurs oeuvres au Collège des Bernardins ont quelque chose à nous dire de l’invisible. En effet, la création contemporaine donne une large place à l’expérience concrète, à la matérialisation de l’invisible, aux effets sensibles.

Elle invite directement le public à participer à une épreuve sensible, à une rencontre avec l’invisible sans le secours de symbole et de code dont la compréhension s’est largement perdue.

Le sensible est également le grand sujet de la foi chrétienne, qui affirme que l’invisible et le visible, le matériel et le spirituel, se sont rencontrés dans la personne du Christ.
Face à une société qui instrumentalise le corps et qui préfère le virtuel à la réalité, l’art contemporain peut se révéler un précieux allié de la foi, un puissant antidote au virtuel et à ses mirages.

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