Titus-Carmel
L'art contemporain et 
le Collège des Bernardins :  
une  
entre l'artiste et 
l'homme d'aujourd'hui   

 

 

Un lieu de rencontre entre la sagesse chrétienne et les enjeux vitaux de notre société.

Le Collège des Bernardins est un lieu de recherche et de débats sur la place de l’homme dans notre société, un lieu dédié aux questions et aux espoirs de notre société et à leur rencontre avec la sagesse chrétienne.

La tradition chrétienne a toujours considéré l’art comme étant une dimension essentielle de la culture et de l’homme. Avec la science et la philosophie, il constitue une expression significative des conceptions, des recherches et des questionnements des hommes de notre temps, sur le plan existentiel autant et même plus que sur le plan intellectuel.

Les artistes contemporains sont des révélateurs de l’état du monde d’aujourd’hui et des préoccupations des hommes. En cela, le dialogue des chrétiens avec les artistes contemporains s’avère aussi nécessaire que le dialogue avec les penseurs, les savants et autres acteurs décisifs de la vie sociale. Vouloir donner place à une recherche exigeante sur l’humanité de l’humain et sur son devenir intégre nécessairement l’art contemporain.

 

Créer les conditions d’une rencontre authentique entre le public et l’art contemporain :

Chaque manifestation artistique au Collège des Bernardins est conçue comme une rencontre avec des artistes contemporains, des créateurs artistiques, acteurs de notre société. Les expositions privilégient la relation sensible et personnelle aux oeuvres et à l’échange.

Il s’agit d’offrir aux visiteurs la possibilité d’une « rencontre », de vivre une expérience spirituelle, de faire la découverte émotionnelle d’une oeuvre, de la force de sa présence qui peut entrer en résonance avec chacun et ouvrir le chemin d’une réflexion plus personnelle… Puis de favoriser l’échange autour de l’oeuvre, de croiser les regards et les sensibilités.

 

Une porte d’entrée à l’art contemporain, révélateur de l’état du monde.

En permettant à tous, visiteurs de passage, étudiants et participants aux autres activités du Collège des Bernardins, de rencontrer des oeuvres contemporaines, le Collège des Bernardins se propose de jouer un rôle de « porte d’entrée » à l’art contemporain, de « facilitateur » et de passeur entre des sensibilités qui peuvent sembler éloignées mais ont vocation à se rejoindre.

Le choix de la gratuité, l’absence de but commercial, l’indépendance par rapport au marché de l’art, créent les conditions d’une grande liberté dans le choix des artistes et des thèmes, libéré du souci de devoir séduire ou provoquer, de « faire l’événement ».

L’art contemporain au Collège des Bernardins propose aux visiteurs de faire une pause, de prendre le temps, d’ouvrir une parenthèse de calme et de silence au milieu des sollicitations incessantes des images, de la communication, du « prêt-à-penser » et de l’art réduit au statut de produit culturel.

Prendre le temps de voir une oeuvre d’art est au contraire un moment de vérité qui demande d’abandonner un moment convictions et préjugés pour admettre comme Socrate que « je sais que je ne sais rien » et retrouver l’attitude bienveillante, la fraîcheur d’esprit, la disponibilité nécessaire pour pouvoir se laisser surprendre.

Des médiateurs, issus d’écoles d’art, sont à l’écoute des visiteurs. Ils donnent à ceux qui le souhaitent des clefs de lecture, et invitent les visiteurs à se rendre disponible pour accueillir les oeuvres… mais aussi à accepter la possibilité de ne pas comprendre ou de ne pas être touché.

 

Une programmation qui assume l’exigence et réfute l’élitisme.

On entend souvent que l’art contemporain est d’un abord difficile. Mais c’est le propre de toute forme d’art au moment de sa création. L’art est bien autre chose qu’une activité accessoire destinée au loisir, au plaisir individuel, au confort de posséder une culture et d’en jouir. À cet égard, l’art contemporain n’est ni plus ni moins accessible ou exigeant que l’art ancien, que seule notre longue familiarité avec des chefsd’oeuvre reconnus nous fait croire (à tort) qu’on les comprend.

Comme l’art ancien, le propos de l’art contemporain n’est pas de plaire mais de véhiculer une idée, de provoquer une sensation, de susciter une interrogation. Le goût superficiel, ne doit pas l’emporter sur le beau : l’art n’est pas fait pour procurer une jouissance immédiate mais peut au contraire produire une « secousse salutaire » selon le mot du pape Benoît XVI.

Pour saisir la richesse de la proposition d’une oeuvre d’art quelle qu’elle soit, le public doit accepter d’effectuer un certain travail. C’est en cela que la proposition des artistes contemporains présentés au Collège des Bernardins n’est pas élitiste, mais exigeante ; n’est ni intellectuelle ni conceptuelle, mais sensible.

 

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